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« L’école des femmes » par Nicolas Rigas, 
coup de cœur de la rédaction

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Samedi 1er décembre 2018, la rédaction de Street N’Sports était invitée à assister à la première parisienne de la nouvelle mise en scène de la célèbre pièce de Molières, « L’école des femmes », par Nicolas Rigas. 



Dès 20 h 45, c’est dans le théâtre Dejazet situé dans le IIIème arrondissement de Paris que nous avions rendez-vous. Si d’extérieur, la façade se distingue difficilement des autres immeubles, à l’intérieur, c’est une magnifique salle décorée par le sculpteur et peintre Honoré Victorin Daumier, artiste du XIXème siècle, que nous avons découvert.

Si de prime abord, l’accès à ce type de pièce de théâtre datant du XVIIème siècle ne semble pas aisé, il aura suffi de seulement quelques alexandrins pour rentrer dans l’histoire. Pour l’adapter au goût de l’époque sans pour autant nuire aux qualités premières du texte, le metteur en scène Nicolas Rigas aura combiné la version originale de la pièce jouée dans son intégralité, à des numéros d’acrobaties et des passages lyriques.  Nicolas Rigas renoue avec la grande tradition théâtrale de l’époque qui alliait la farce à la comédie en vers.

Des passages musicaux ponctuaient également les scènes, un petit orchestre composé d’un violoncelliste, d’un violoniste et d’une flûtiste reprenant des airs connus comme « La force du destin » de Giuseppe Verdi.

Après son succès à Avignon, c’est donc pour 30 représentations exceptionnelles que la troupe de « L’École des femmes » est venue enthousiasmée le public parisien, une troupe composée du metteur en scène lui-même dans le rôle d’Adolphe et d’une poignée de comédiens sympathiques : Martin Loizillon (Horace), Antonine Bacquet (Agnès), Romain Canonne (Alain), Jean Adrien (Georgette), Salvatore Ingoglia (Chrysalde) et Philippe Ermelier (Oronte) et du côté des musiciens, Jacques Gandard (Violoniste), Emma Landarrabilco (Flûtiste) et Robin Defives (Violoncelliste).

Mais « L’École des femmes », de quoi ça parle ?

Craignant d’épouser une femme qui lui serait infidèle, le riche Arnolphe décide d’élever à l’écart du monde une jeune demoiselle, de 20 ans sa cadette, afin d’en faire la promise idéale. Sauf que, l’amour passant par-là par le biais d’un beau jeune homme, tout le plan concocté depuis des années menace de s’effondrer et l’innocence de la jeune femme, de disparaitre à son tour. 

En redécouvrant « L’École des femmes », nous voyions combien Molières était en avance sur son temps.  Ainsi, dans cette pièce sont abordés des thèmes comme la place de la femme de la société, bien avant un certain #me too, ou encore le détournement de la religion et de la morale à des fins personnelles. 

Malgré tout, le talent d’auteur de comédies de Molières fait que l’on rit à maintes reprises et la très belle mise en scène de Nicolas Rigas apporte beaucoup à ce grand classique, à aucun moment ennuyeux.

Il n’y avait qu’à voir aussi les sourires de jeunes enfants dans la salle pour comprendre que « L’École des femmes » est un spectacle prêt à ravir petits et grands. 

Enfin moment mémorable, pour clore en beauté sa magnifique performance, c’est par un tonnerre d’applaudissement que toute la troupe a été accueillie par le public, lors du salut final.

Joué au théâtre Dejazet du 1er au 31 décembre 2018, « L’École des femmes » est un beau spectacle que nous recommandons pour les fêtes, notre coup de cœur de cette fin d’année. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site Web officiel du théâtre Dejazet : http://www.dejazet.com/spectacles/lecole-des-femmes/